La règle des deux minutes
Si une action prend moins de deux minutes, fais-la tout de suite au lieu de la noter. Si elle prend plus, découpe-la jusqu'à trouver un premier geste de deux minutes : c'est lui qui décide si le reste existera.
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Si une action prend moins de deux minutes, fais-la tout de suite au lieu de la noter. Si elle prend plus, découpe-la jusqu'à trouver un premier geste de deux minutes : c'est lui qui décide si le reste existera.
Sors les affaires la veille : le sac de sport près de la porte, le livre sur l'oreiller, les légumes sur le plan de travail. Le moment venu, la décision est déjà prise — il ne reste que le geste.
Trouve un binôme et envoie-lui juste « fait » après ton action du jour. Pas de commentaire, pas de jugement, pas de relance : le simple fait qu'une personne attende le signal suffit souvent à le déclencher.
Entre dans la tâche par la partie que tu aimes, même si ce n'est pas la plus urgente. L'élan créé par dix minutes agréables emporte souvent la partie pénible — l'inverse est rarement vrai.
Au lieu de dire "vas-y", demande quelle action de deux minutes rendrait la suite plus facile. La personne garde la main et l'effort devient précis.
Dis « tu as tenu tes trois séances cette semaine » plutôt que « tu as perdu du poids ». L'effort dépend de la personne, le résultat pas toujours : féliciter ce qu'elle contrôle protège sa motivation des mauvaises semaines.
Commence par nommer un progrès réel avant de parler de la suite. Voir l'avancement réduit la pression et rend le prochain effort plus acceptable.
Un message court prévu à l'avance peut remplacer la volonté du moment : "tu veux que je te redemande vendredi ?" Le rappel devient une aide acceptée.
Quand une action seule bloque, propose un moment partagé : coworking, marche, appel de quinze minutes. Le collectif crée un cadre sans discours.
Deux jours ratés ? Divise l'objectif par deux au lieu d'abandonner : dix minutes au lieu de vingt, une page au lieu d'un chapitre. Garder le fil compte plus que le volume — le volume revient toujours, le fil se recoud mal.
« Qu'est-ce qui te bloque le plus ? » ouvre une discussion ; « tu devrais » la ferme. La personne trouve souvent elle-même la solution qu'on s'apprêtait à lui donner — et elle la suivra, parce que c'est la sienne.
En fin de semaine, chacun partage une avancée, un blocage, une envie. Quinze minutes, à l'écrit ou à l'oral : assez pour voir où l'élan se perd, trop court pour devenir une réunion qu'on annule.
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Le premier pas est toujours plus petit qu’on croit